Hiroshi Lockheimer, tête pensante d'Android, nous parle du présent et du futur

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Hiroshi Lockheimer, tête pensante d'Android, nous parle du présent et du futur

Lors d’un bref passage à Paris de Hiroshi Lockheimer, Senior President de Google responsable du système d’exploitation Android, nos confrères de 01net ont pu passer un long moment avec lui afin de poser toutes les questions qui nous brulent tant les lèvres. Où va-t-on avec Android ? Quid de Google en tant que constructeur ? Quel avenir pour Android Wear ? Ce fut l’occasion de voir le passé, le présent et le futur d’Android. Et pour rappel, et si vous vous posiez la questions, à propos d'Andromeda, puisque la question a encore été posée, Google a renouvelé son démenti.

Android, la plateforme libre et fédératrice

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Dans un premier temps, il a été question de savoir quelle avait été la vision de base d’Android. Lockheimer rappelle qu’auparavant il y avait tant de systèmes d’exploitation mobiles qu’il était impossible de penser à une quelconque innovation à ce niveau. « Il existait plus de 300 versions de Google Maps Mobile à l’époque » rappelle-t-il. La vision de base d’Android était donc de proposer un outil centralisé mais néanmoins personnalisable. C’est pour cela qu’Android est resté un système open source. Tout en gardant un socle commun, les fabricants peuvent proposer leur vision (via les fameuses surcouches). « Nous avons 1,4 milliard d’utilisateurs et des milliers de fabricants/terminaux différents ». Selon lui, on peut dire que le projet Android a rencontré le succès attendu. Et qui dit système ouvert, dit système potentiellement vulnérable. Lockheimer n’a pas échappé à une série de questions sur le sujet. On le sait bien : pouvoir faire bénéficier chaque modèle en circulation de la dernière, et donc, on l’imagine, de la plus sûre, version d’Android est quasiment mission impossible. Et sa réponse, nous la connaissons : « ce sont les fabricants qui contrôlent leur version d’Android ». Google aide néanmoins ses partenaires, notamment via des mises à jour mensuelles de sécurité. Mises à jour qui ne sont pas obligatoires, la responsabilité étant, selon Hiroshi, au fabricant de faire le nécessaire. Il estime qu’il est important de proposer un outil ouvert tout en « assum[ant] cet équilibre entre plateforme ouverte et inconvénients potentiels ».

Objectif futur : l’Internet des objets

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Si, aujourd’hui, Android est majoritairement présent sur des téléphones et des tablettes, l’idée de son partenaire Andy Rubin était d’en faire profiter des appareils photo. Après le rachat par Google, il semblait logique de se tourner vers les outils privilégiés aujourd’hui. Cependant, Android semble progressivement se diriger vers davantage de supports. Dans l’avenir, « nous irons sur d’autres fronts, notamment l’Internet des objets » précise Hiroshi Lockheimer. L’objectif de l’entretien était de parler des premiers vrais smartphones de Google, les Pixel. L’occasion de revenir sur le vrai premier smartphone sous Android, le peu populaire HTC G1 (ou HTC Dream, par chez nous), de 2008, premier partenariat à ce niveau entre Google et HTC. Pour rappel, ce fut le Motorola Droid, en 2009, qui a vraiment propulsé Android vers le succès. Il a été demandé à Lockheimer quand les Pixel arriveront officiellement en France (je vous avais parlé d’une première apparition, mais qui n’avait rien d’officiel ni d’autorisé par Google !). S’occupant du software, il a rapidement expliqué qu’il n’en savait absolument rien. Nous n’aurons pas de nouvelle information à ce propos donc malheureusement. En outre, la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont deux technologies à bien séparer selon Lockheimer. Si la première est déjà supportée par Android, au travers de la plateforme DayDream, et facile à mettre en place pour rendre un appareil « VR Ready », c’est tout de suite moins facile avec la seconde qui se traduit, dans ce cadre, par le projet Tango dont Lenovo est le seul à avoir proposer un terminal à ce jour (le Lenovo Phab 2 Pro). L’AR demande des spécificités hardwares des capteurs – ce qui l’empêche de se généraliser pour le moment. Selon, Hiroshi Lockheimer c’est néanmoins un objectif que d’offrir à tout appareil sous Android l’accès à la VR et à l’AR, sans distinction.

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Le G1 de HTC.

Le cas « Android Wear »

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Enfin, en parlant d’objets connectés, Lockheimer a justifié la frilosité de ce marché par le fait qu’il s’agissait encore de produits très nouveaux. « Nous sommes, sur ce secteur, un peu comme en 2005 avec les téléphones ». Pour rappel, c’est LG, avec sa G Watch, en 2014, qui a été le premier à lancer la tendance. Depuis, plusieurs constructeurs se sont essayé à l’exercice mais on sent depuis quelques mois un certain ralentissement. Selon lui, l’on croit très fort à ce segment, tant est que le Google Play, et donc tout un tas d’applicatifs dédiés, sera nativement intégrés aux futurs bracelets connectés sous Android Wear 2.0. L’idée : permettre à ces produits de s’émanciper des smartphones. Hâte de voir ce que cela va donner !! Qu'imaginez-vous, globalement, pour le futur d'Android ?

Source : 01net.com

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